5G : SFR et Huawei testent des équipements

5G : SFR et Huawei testent des équipements

L’opérateur SFR a annoncé mercredi avoir réalisé la première expérimentation grandeur nature en France sur une des fréquences dédiées à la future norme de téléphonie mobile 5G, avec un débit de près de 1,4 Gigabit par seconde (Gbit/s).

L’opérateur au carré rouge ne veut pas rater le coche de l’ultra-haut débit. L’opérateur SFR a annoncé mercredi avoir réalisé la première expérimentation grandeur nature en France sur une des fréquences dédiées à la future norme de téléphonie mobile 5G, avec un débit de près de 1,4 Gigabit par seconde (Gbit/s). Le test présente la particularité d’avoir été réalisé sur des équipements, antennes et récepteurs, développés par le chinois Huawei, et dits pré-commerciaux, c’est-à-dire qu’ils intégraient les dernières normes décidées par l’industrie des télécoms en décembre dernier.

Le géant chinois des télécoms avait présenté ses premiers équipements, dont un récepteur comparable à une box télécom, totalement 5G à l’occasion du Congrès mondial des télécoms (MWC), fin février. SFR assure pouvoir atteindre, avec ce type d’équipement, des pointes allant jusqu’à 1,6 Gbit/s, alors que la 4G permet désormais de monter à 500 Mbits/s, en utilisant un procédé permettant d’utiliser plusieurs fréquences en même temps pour offrir un débit plus élevé.

Commercialisation à partir de 2019

Pour le test, l’opérateur a fait transiter une vidéo en 4K, soit de la ultra haute définition, transmise sans la moindre difficulté jusqu’à l’équipement de réception. La 4K ne peut pour l’heure être reçue de manière correcte que par les foyers disposant de la fibre optique. Future norme de téléphonie mobile, la 5G doit permettre aux opérateurs d’offrir non seulement un débit nettement plus important que celui offert par la 4G actuelle mais également un temps de latence, c’est-à-dire de réponse du réseau, largement abaissé, et la possibilité de mieux cibler les appareils.

La 5G, qui doit être commercialisée dans le monde à partir de fin 2019 et début 2020, doit également permettre de répondre aux futurs besoins de connectivité, en particulier dans la voiture autonome, la santé connectée ou encore l’internet des objets (IoT).