26 janvier 2017

[FIC 2017] Pour Huawei, la France est en pointe dans la cybersécurité

[FIC 2017] Pour Huawei, la France est en pointe dans la cybersécurité

Huawei était présent au FIC 2017, où il a mis en avant son attachement à la France. L’excellence nationale en matière de cybersécurité se retrouve à la fois au travers des centres de recherche du constructeur dans l’Hexagone, et dans ses partenariats avec des pépites locales comme Secure-IC.

Huawei France a profité du Forum international de la cybersécurité 2017 pour annoncer la nomination de Gwénaël Rouillec au poste de directeur de la cybersécurité. L’ancien militaire (toujours officier de réserve de la gendarmerie) rejoint Huawei après avoir été pendant 18 ans le Responsable Sécurité et Sûreté Informatique du groupe Eiffage. « J’ai pu me rendre compte de la qualité de ce que fait Huawei au cours de ma carrière, et j’ai eu envie de rejoindre une entreprise qui a une vraie dynamique de croissance et une forte capacité d’innovation », confie-t-il.

Présent chez tous les opérateurs d’importance vitale

Il faut dire que Huawei a le vent en poupe. L’hypothèse d’un danger d’espionnage de la Chine au travers de l’équipementier, qui flottait il y a quelques années, n’a pas endigué sa popularité. « Nous avons une croissance à deux chiffres depuis plusieurs années, » commente le directeur. Avant de reprendre : « et nous sommes présents en force chez tous les opérateurs télécoms français, qui héberge certaines de nos équipes en interne à temps plein ». La recette du succès ? Des moyens de production massifs et une mutualisation des composants sur toutes les gammes de produits, qui permettent au constructeur de proposer des produits moins chers que la concurrence.

La France, centre d’excellence dans la R&D

La mission de Gwénaël Rouillec chez Huawei France est double : l’accompagnement client mais aussi la sensibilisation et l’évaluation des équipes en interne. Il nous a révélé que chaque nouvelle embauche chez Huawei, peu importe le poste, nécessite de passer un examen de cybersécurité. Ces tests, qui sont mis au point par le CSO global de Huawei, sont remis à jour et doivent être repassés chaque année. Il mentionne, non sans fierté, que la branche française du groupe (qui compte 750 personnes) est première dans l’audit sécurité cette année. Elle est aussi pilote sur les mises en œuvre et les livres blancs.

Cette fierté nationale est surtout le résultat des quatre centres de R&D que Huawei possède en France, dont le plus récent (ouvert en juin 2016 sur Paris et qui recrute encore) est spécialisé dans les mathématiques et l’algorithmique. Ils s’inscrivent dans la grande stratégie d’innovation du groupe. « L’année dernière, Huawei a investi plus de 12 milliards dans la R&D au niveau global, » s’enorgueillit Gwénaël Rouillec. Et le résultat est là : l’entreprise détient plus de 300 brevets sur la 5G.

Une start-up rennaise sécurise tous les puces Huawei

Huawei apprécie aussi l’excellence française dans ses partenaires. Sur son stand, il met en avant la start-up Secure-IC, fondée à Rennes en 2010 par essaimage de l’Institut Mines-Télécom. Sa technologie est présente dans toutes les puces du fabricant chinois. Elle a développé un système de protection des circuits intégrés qui regroupe toute une panoplie d’outils, du chiffrement des bus de communication à l’assurance que les nombres aléatoires gé

Sa fonctionnalité la plus impressionnante est une sonde digitale contre les attaques physiques, c’est-à-dire celles qui cherchent à pénétrer un système en intervenant physiquement sur ses composants. Cela peut prendre plusieurs formes : fluctuations de l’alimentation électrique, changements de température, intervention au laser… Auparavant, les contre-mesures utilisaient des capteurs analogiques, séparés du circuit intégré et non seulement simples à identifier mais simples à contourner. En comparaison, le capteur de Secure-IC s’intègre directement dans la puce et de telle manière qu’il est indissociable de celle-ci.