7 septembre 2017

Huawei Connect 2017 : Atlas pour soutenir le nouveau monde

Huawei Connect 2017 : Atlas pour soutenir le nouveau monde

Huawei n’oublie pas ses origines dans cette édition de sa conférence utilisateurs qui se tient actuellement à Shanghaï. Si le Cloud, thème central de la conférence, est le nouveau mode de consommation de l’informatique pour les entreprises, il repose sur la connexion à Internet. La deuxième journée de la conférence nous a présenté les nouveaux produits du constructeur chinois dans ce domaine.

La relation entre réseau et Cloud est symbiotique. Huawei qui s’est développé dans les réseaux à son origine est bien consciente que le Cloud dépend d’abord d’une architecture réseau et de connexions de qualité. Depuis ses débuts l’entreprise innove donc dans ce secteur et continue avec de nombreux nouveaux produits qui viennent d’être présentés à Shanghaï.

LE SD-WAN en vedette

Si les solutions existantes de SD-WAN de Huawei sont déjà largement en production dans des secteurs comme la finance, la distribution ou les offreurs de services managés, le constructeur chinois a présenté une solution qui s’optimise selon les usages des utilisateurs pour leurs applications, et ce de manière sécurisée par le chiffrement de bout en bout, une demande récurrente des clients désormais.

La solution supporte une gestion unifiée des réseaux LAN/WAN et une visualisation graphique du statut des applications. Elle peut être déployée selon différentes méthodes et les appareils sont plug & play facilitant la mise en œuvre. Softbank, au Japon, a commencé à déployer la solution.

Nouvelle architecture Atlas

Le cloud public vise à supporter des applications souvent très consommatrices de ressources comme le Big Data, l’intelligence artificielle ou l’Internet des objets. Pour faire face aux défis posés par ces nouvelles applications, Huawei propose une nouvelle architecture hardware, Atlas, qui s’appuie sur ses serveurs Fusion Server G et une solution intelligente de pooling des ressources hardware (GPU, FGPA, CPU, SSD, HDD, VM) et les déploient selon les besoins du service visé. Selon Huawei, l’architecture précitée autorise des performances 10 fois supérieures à une architecture x86 classique et une utilisation plus efficace des ressources de 50 %. L’architecture comprend aussi les serveurs virtuels et permet de les déployer en quelques secondes.

Accompagner les clients dans leur transformation vers le Cloud

Huawei va investir dans les 5 ans à venir près de 500 millions de dollars US pour développer tous les types de scénarios business dans le Cloud et leurs intégrations pour fournir des services aux entreprises. Ce travail s’étendra à travers l’écosystème du constructeur.

Les partenariats sont fondamentaux dans la stratégie de Huawei pour imposer sa vision autour du cloud public et l’ensemble des services que l’entreprise chinoise veut développer. Outre les partenariats déjà signés et mentionnés dans nos articles précédents sur la conférence, ajoutons la signature d’un Memorandum of Understanding (MoU) avec Dassault Systèms. La plate-forme 3DExperience de l’éditeur d’origine française pourra être portée sur le Cloud de Huawei.

De la même manière OBS (Orange Business Services) a signé le même type de documents concrétisant le début de l’alliance proposée par Huawei autour du Cloud. Les entreprises chinoises auront ainsi accès aux marchés où OBS est présent et inversement les clients d’OBS pourront étendre leurs services en Chine sur le Cloud de Huawei avec un niveau de service et un accompagnement de même niveau. L’accord devrait être totalement en place courant de l’année prochaine après la synchronisation des différents processus de support et des dernières modalités techniques. Rappelons que le Cloud d’OBS à destination des entreprises s’appuie sur la pile Open Stack de Huawei avec une configuration de plusieurs centres de données en actif/actif entre la France et Singapour. De nouveaux centres de données devraient rejoindre cette configuration dont un à Atlanta aux USA et un autre à Amsterdam pour la zone européenne. De futurs développements sont prévus vers la Russie et des pays africains.