Une maison pour célébrer la poésie des mathématiques

Une maison pour célébrer la poésie des mathématiques

Imaginez un lieu où l’on pourrait toucher, voir, sentir les mathématiques. Un lieu où les scientifiques du monde entier se donneraient rendez-vous pour travailler. Un lieu fait d’expériences uniques, où la technologie se met au service de nos émotions, pour nous faire vibrer à travers les usages que permettent les algorithmes, la géométrie ou encore l’informatique.
 
Ce lieu verra le jour, à Paris, d’ici 2020. Son nom : la Maison des Mathématiques. Porté par l’Institut Henri Poincaré, dirigé par Sylvie Benzoni, et soutenu par son Fonds de dotation, dont Huawei est un mécène fondateur aux côtés d’autres entreprises partenaires, présidé par Cédric Villani, ainsi que le CNRS et Sorbonne Université, la Maison des Mathématiques sera un lieu de recherche, de partage, de transmission et de communication.
 
Coup de projecteur sur un projet ambitieux avec Isabelle Leung, directrice des relations publiques chez Huawei, et Marion Liewig, chef de projet Maison des mathématiques à l’Institut Henri Poincaré.
 
Pourquoi avoir choisi de vous engager dans un tel projet ?
Isabelle Leung : La Maison des Maths est un engagement citoyen fondamental pour Huawei. Les mathématiques sont au cœur des transformations de la société, à commencer par la transformation numérique. La Maison des Maths sera un atout extraordinaire pour positionner la France à l’avant-garde de ces mutations. Sans mathématiques, il n’y a ni Internet, ni 5G, ni Intelligence Artificielle… Nous sommes fiers de contribuer à cette formidable aventure
Marion Liewig : La Maison des Maths est un projet de société ambitieux, initié par Jean-Philippe Uzan et Cédric Villani en 2011, et porté depuis le 1er janvier 2018 par Sylvie Benzoni, notre nouvelle directrice. Parce que donner le goût des mathématiques, c’est se plonger dans une exploration poétique de la réalité scientifique, la Maison des Mathématiques est, à deux ans de l’ouverture, un « défi à la fois architectural, scientifique et surtout humain » (cf. interview de Sylvie Benzoni), qui portera haut l’ouverture et l’excellence française des mathématiques auprès du public.
 
La Maison des Mathématiques ouvrira en 2020. Comment faire vivre ce projet d’ici là ?
ML : Depuis deux ans, plusieurs actions ont été soutenues et financées par le Fonds de dotation de l’IHP, créé en 2016, permettant de découvrir hors les murs ce que sera la future Maison des Mathématiques : expositions temporaires, en partenariat avec le Musée des arts et métiers, activités pédagogiques innovantes, documentaires, colloques et master class IA et créativité … mais aussi une façon différente d’appréhender la science grâce, par exemple, à la réalité augmentée et les HoloLens.
IL : Parmi ces initiatives, Huawei a contribué à « l’Enquête chez Poincaré », un jeu de piste interactif à vocation pédagogique destiné aux enfants allant du CM1 à la 4ème, en lien avec l’Émoi des mots, le Grand Action et la Mairie du Vème arrondissement de Paris. Le scénario se déroule dans le Vème arrondissement, lieu mythique des découvertes scientifiques depuis la Révolution, où les enfants partent à la recherche de la solution d’un problème mathématique en résolvant plusieurs énigmes. C’est un bel aperçu de la vocation de ce lieu : propager l’amour des mathématiques dans toute la société en découvrant la démarche scientifique.
 
Concrètement, à qui s’adresse cette Maison des Mathématiques ?
ML : Il est important pour la direction de l’IHP et pour tous les acteurs du projet de créer un lieu ouvert à tous, un lieu chaleureux et convivial de rencontres entre chercheurs, scolaires, grand public et acteurs du secteur économique. Cette Maison devra favoriser l’interdisciplinarité et les interactions entre scientifiques du monde entier, qui pourront venir y travailler, rencontrer leurs pairs, partager leurs travaux, avec le public notamment. La Maison des Mathématiques, telle que la direction la dessine avec les scientifiques, les partenaires privés impliqués et le cabinet d’architecture Atelier Novembre, nous permettra également d’offrir 600m2 d’espace muséal présentant concepts abstraits et applications en réalité augmentée, tout en interrogeant la démarche scientifique au travers de portraits de chercheurs et de documentaires. Il s’agit d’établir un lien étroit entre mathématiques, public et société.
IL : Ce lien avec la société sera effectivement fondamental. Derrière ce projet, il y a un enjeu économique pour la France et son écosystème numérique – les compétences mathématiques sont vitales dans la compétition mondiale sur l’IA par exemple – mais aussi un enjeu de transmission. Les interactions entre chercheurs et le grand public, notamment les étudiants, ou encore avec les entreprises, doivent permettre à chacun de tirer tous les bénéfices des mathématiques et favoriser une émulation qui fera de la Maison des Mathématiques un rendez-vous incontournable à l’échelle mondiale.