Paris, le 09 août 2016

Veolia s’allie à Huawei pour rendre intelligentes les poubelles du monde entier (L'usine digitale)

Veolia s’allie à Huawei pour rendre intelligentes les poubelles du monde entier (L’usine digitale)

Le groupe français de services d’eau, d’énergie et d’environnement Veolia noue un partenariat avec le géant chinois du numérique Huawei. Objectif : proposer des solutions de bout en bout dans le domaine des villes intelligentes. Le français Veolia et le chinois Huawei vont travailler la main dans la main sur le marché des villes intelligentes. Un protocole d’accord a été signé dans ce sens par les deux entreprises le 1er septembre 2016 lors du Huawei Connect, l’évènement de Huawei qui réunit quelques 20 000 personnes à Shanghai, en Chine Cap sur l’intelligence artificielle « Nous voulons combiner les services de Veolia avec les technologies numériques de Huawei pour offrir des solutions de bout en bout dans le domaine des villes intelligentes« , annonce Alain Staron, vice-président senior du groupe français, en charge de la stratégie digitale, des offres et des partenariats. L’Internet des objets sera au cœur de l’accord définitif à conclure entre les deux parties. Veolia, qui emploie 174 000 personnes dans le monde et affiche un chiffre d’affaires de 24,9 milliards d’euros en 2015, se présente comme un pionnier de l’Internet des objets. « Nous faisons de la remontée d’information des compteurs d’eau depuis 2001, affirme Alain Staron. En 15 ans, nous avons développé une grande expérience dans la gestion à distance des installations que nous opérons. Ce savoir-faire réside aujourd’hui entre les mains d’experts. Nous voulons maintenant automatiser cela par logiciel et passer à la vitesse supérieure en tirant profit d’outils mathématiques comme l’intelligence artificielle. » Projet dans les boubelles connectées a Dubai Alors pourquoi le choix de Huawei comme partenaire numérique dans cette transition ? « Pour son excellence technologique et son rôle pionnier dans la définition du standard d’Internet des objets NB-IoT utilisant une bande étroite des réseaux mobiles cellulaire », justifie Alain Staron. Une raison tient peut-être à l’importance prise par la Chine chez Veolia. L’Empire du Milieu devient le deuxième marché du groupe français, derrière la France. Huawei, qui emploie 176 000 personnes et affiche un chiffre d’affaires d’environ 60 milliards de dollars en 2015, maîtrise toute la chaine de collecte, de transmission et de traitement des données issues des capteurs. Le géant chinois du numérique a développé avec des partenaires locaux une solution complète de ramassage des ordures utilisant des bennes connectées de la société Qi Yue Technology. La benne est équipée de capteurs qui identifient le type de déchets (recyclables ou non), les pèsent et mesurent le taux de remplissage. Informations utilisées pour optimiser les tournées de ramassage des ordures. Le système est déjà déployé sur plusieurs centaines de bennes dans la ville de Chengdu, et pourrait être installé à l’aéroport de Shanghai. Partenariat aussi avec IBM A travers leur partenariat, Veolia et Huawei pourraient décliner cette solution à l’international. Les entreprises ont déjà développé un nouveau module électronique à poser sur les bennes pour les rendre connectées. Il combine le composant de connectivité NB-IoT de Huawei et les capteurs de Veolia. Les deux partenaires envisagent de proposer leur solution complète à Dubai dans le cadre d’un appel d’offres. Sur quels projets Veolia et Huawei vont travailler ? Comment vont-ils partager les revenus ? On le saura dans trois mois quand les deux partenaires seront parvenus à un accord. Mais l’accord ne sera exclusif ni l’un ni pour l’autre. Veolia collabore déjà avec IBM dans l’hypervision, la visualisation à l’intelligence artificielle des différentes couches de réseaux d’eau. Le groupe utilise aussi pour sa transformation interne la solution de communication et collaboration en ligne de Google, le service de gestion de la relation client de Salesforce ou encore l’infrastructure de cloud computing d’Amazon Web Services.